Les tablettes en entreprise

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Published on: 25 août 2011

Tout le monde sait que les tablettes sont très pratique en entreprise, surtout pour placer des livres sur un mur.  « Insérer rire sincère ici »

Non, réellement, depuis deux ans maintenant, une tonne « d’expert » nous parle de l’importance, pour « moi » en tant que professionnel en TI, de supporter tous les équipements électroniques et informatiques « grand public ».  Le terme employé en anglais est « consumerization ».  Je reste toutefois sceptique face à ce mouvement. Bien que j’ai vu plusieurs manufacturiers de solutions informatiques s’adapter à cette réalité, reste que les solutions proposées sont plutôt mince et les produits de type entreprise loin à l’horizon.

Je ne parle pas ici de synchroniser ses courriels, c’est maintenant quelque chose de simple et relativement indolore pour n’importe quel équipement, mais plutôt de les utiliser dans le quasi-quotidien d’une vie d’entreprise.

La mode actuelle des tablettes pourrait s’éteindre bientôt ou bien perdurer quelques années avant qu’un remplaçant ne vienne le surclasser, mais le problème est immédiat et on passe pour les fauteurs de trouble qui ne veulent pas supporter les équipements autre que le matériel officiel de l’organisation.  Il n’est pas question ici de se trouver des excuses, mais le cycle de remplacement de ces appareils est (à mon avis) astronomiquement plus élevé que ce qu’on trouve dans une organisation.  Et je parle ici autant de logiciel que de matériel.  Faut-il vraiment re-tester toutes nos applications sur chaque plate-forme à chaque fois qu’une nouvelle version d’une application mobile ou d’un système d’exploitation mobile est mis à jour?  Pouvons-nous compter sur le support du manufacturier d’origine ou faut-il faire affaire avec des consultants spécialisés ($$) pour refaire ad nauseam ce cycle de test et déploiement.  Et est-il possible de contrôler ces dites mises à jour sans qu’elles ne nous soient poussées dans la gorge et peut-être même à notre insu.

Oui, je me pose de multiple questions, mais je crois que c’est nécessaire de prendre du recul vis-à-vis ces tendances du marché de consommation grand public.  Il ne faut pas toujours être en opposition car ces tablettes peuvent devenir un atout intéressant et remplir une niche stratégique, mais il faut analyser ses avantages et inconvénients pour en optimiser son utilisation.  Il faudra peut-être négocier avec la haute direction ou avec d’autres instances supérieures, mais il faut certainement leur rappeler qu’avec l’adoption de telles technologies, des fonds récurrents seraient nécessaire 😉

Voici les quelques défis techniques que je peux considérer concernant l’intégration des tablettes en entreprises (je ne pense même pas à l’arrimage, l’adoption et l’utilisation des tablettes sans compter l’impact environnemental à court, moyen et long terme).

  1. Pour intégrer facilement les tablettes et autres périphériques uniquement sans-fil il faut tout d’abord une couverture sans-fil complète des zones de travail.  Il faut intégrer des points d’accès sécurisés, une authentification par usager et un contrôle des accès réseaux.
  2. Une fois la connectivité réseau complétée et sécurisée, il faut considérer un magasin d’application local et/ou un contrôle facile des droits d’installation par application et par utilisateurs pour le magasin d’application commercial lié à la tablette.  Il faut pouvoir gérer à distance ces applications à partir d’une plate-forme unique.
  3. Les tablettes ont-elles les intégrations nécessaires pour accéder à des documents sur le réseau?  Peuvent-elles facilement donner accès aux documents professionnels de l’usager? Est-il possible d’authentifier facilement un usager sur une tablette pour lui permettre ou l’empêcher d’accéder à des ressources locales et réseaux?  Serveur de fichier, dossier WebDav, site Sharepoint et autres technologies de stockage/gestion de fichiers peuvent-ils être accessible avec une connexion unique?
  4. En mode consultation de documents (parce que la rédaction ou la modification de documents sur une tablette est une chose qui semble irritant au mieux), combien de temps la batterie dure-t-elle?  Faut-il considérer fournir une seconde batterie ou plusieurs chargeurs pour que l’usager puisse la charger n’importe où? L’annotation pourrait être envisagée, mais devrait peut-être inclure la reconnaissance vocale pour éviter de pianoter trop longtemps et perdre son temps.
  5. En prévision d’un mode hors-ligne, il faut pouvoir conserver une cache des documents localement sur la tablette et un synchronisation automatique à chaque reconnexion selon des règles bien établie (Ex: WiFi vs 3G, au bureau vs en déplacement).  Cette cache de document doit être encryptée (évidemment).
  6. Et finalement il faut, pour les administrateurs et le support aux tablettes, pouvoir contrôler à distance la tablette en cas de dépannage, configurer les paramètres facilement et avoir la capacité de « tuer » l’appareil en cas de perte, vol ou toutes autres situations.

 

Cette réflexion est effectivement faite du point de vue d’un administrateur, d’un professionnel en TI, mais je juge qu’il est important que tous puissent mettre carte sur table dans ces situations et qu’on puisse bâtir un dialogue constructif sans se faire imposer une direction improvisée.

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