Sommes-nous la dernière génération analogique?

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Published on: 17 septembre 2011

Numérique, toujours plus numérique, toujours plus dématérialisé, toujours plus petit, toujours plus rapide, toujours acheter.  Non cette chaîne plus ou moins logique n’est pas une finalité, je me pose la question depuis maintenant quelques semaines, mais n’arrive pas à trouver la réponse.  Tout d’abord, sommes-nous réellement la dernière génération qui aura développé une relation particulière avec ses objets? Étant né juste avant le début des années ’80 j’ai grandi dans un monde d’objet, de livres, de disques vinyle et de cassette audio.  Mes jeux étaient surtout des Lego et des jeux de société avec des dés et une surface de jeux, j’ai battu mon frère au hockey sur table avec la *$%?&? de rondelle en plastique qui pognait dans le coin de la bande et qui ne voulait pas sortir de là.  Est-ce que mes enfants pourront en dire autant, seront-ils à la merci d’un objet technologiques complexes qui peut briser si on le regarde tout croche ou si on échappe par mégarde du jus de raisin dessus.

Seront-ils obligé de se procurer un lecteur/tablette/clavier fait en Chine d’une qualité discutable pour traverser les années d’études?  Pourront-ils acheter usagé des biens de consommations et de divertissement?  Seront-ils à la merci des distributeurs de contenu?  A voir comment le numérique est utilisé pour arracher les droits acquis des consommateurs actuels, j’espère qu’une seconde révolution numérique se mettra en branle avant que l’insulte soit à son comble.  La propriété du contenu est le nerf de la guerre.  Mes livres amassés depuis des années prennent de la place et sont une plaie à déménager, mais c’est aussi la garantie de ne jamais perdre le contenu de ces documents.  Il faudra bien des décennies pour faire effacer l’encre sur ces pages, même les livres de poches et leur papier de qualité moyenne.

Parce que dans le fond, le numérique n’est pas mal en soit, ça permet beaucoup de choses, par exemple le passage à la diffusion numérique va nous permettre de capter gratuitement les chaînes locales en excellente qualité.  Il faut « simplement » que la législation empêche les entreprises privées de profiter de nouvelles opportunités pour s’en mettre encore pour dans les poches, facilement dit, pas si facilement fait!

Dans le fond, la question pourrait plutôt être: « sommes-nous la dernière génération matérialisée ».  Eh bien je prendrai encore quelques semaines pour y penser!

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